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Réunion du 10 aout 2009

 

« Cayeux, sauvé des eaux ? »

Compte-rendu de la réunion publique tenue à Cayeux le 10 août 2009

 

La participation de 150 personnes appelées à notre initiative, le 10 août dernier, sur le thème : « Cayeux sauvé des eaux ? » montre l'intérêt toujours croissant que portent les Cayolais, dans leur diversité, au devenir de notre ville, de ses hameaux, de son territoire et leur souci d'être « acteurs » de ce qui s'y joue. Il y a un an, nous nous étions déjà réunis pour dire « non » aux projets de déplacement de nos populations, de « dépoldérisation » totale et sauvage des Bas-Champs, d'abandon des biens et du patrimoine à la mer. Nous voulions faire savoir aux autorités responsables, à l'Etat et aux diverses collectivités locales concernées, que nous refusions d'être les cobayes et les victimes « d'une expérience de renaturation » de notre espace, indifférente aux hommes et aux femmes qui vivent ici, à l'histoire qui fit ce pays, à la culture et aux usages qui s'y sont forgés. Nous nous adressions aussi à ceux dont le développement (côte normande) ou l'activité industrielle parfois déraisonnable (carriers) ont en partie mis en cause l'équilibre fragile de notre littoral.


Cela a été entendu et compris par la région Picardie et le département de la Somme qui viennent de s'engager à hauteur de 20 Millions d'euros pour la protection de Cayeux, « zone la plus bâtie des 65 km de la côte Picarde ».


Cayeux-Citoyens se félicite de cette décision de principe qui rompt avec les orientations des précédentes majorités politiques départementales et régionales. Ce choix doit se concrétiser et les calendriers doivent être respectés. Mais, comme l'a fait remarquer Stéphane Haussoulier, maire de Saint-Valery (présent à notre réunion alors que la municipalité de Cayeux était une nouvelle fois absente) et président de la communauté de commune : « Où est l'Etat dans cette affaire ? » Une rapide déclaration du préfet de région annonçant le réengagement financier de l'Etat dans cette affaire est attendue.


Les sommes promises par les collectivités locales sont importantes. Seront-elles suffisantes ? Les dispositifs retenus aujourd'hui par les services techniques des collectivités et les bureaux d'études (les épis qui ont joué leur rôle au Sud de Cayeux) seront-ils les plus efficaces, les plus pérennes, les meilleurs supports d'un aménagement urbain lui aussi nécessaire, à terme les moins coûteux ? N'y a-t'il pas d'autres choix possibles (enrochement, défense souple contre la houle, systèmes mixtes). Permettront-ils de mettre un terme aux nuisances induites par le transport routier des matériaux de rechargement vers l'ancien phare ? Dans la population, il y a débat sur les moyens de faire au mieux et de réussir.


Il ressort encore des échanges qu'on ne peut dissocier la question de la protection contre la mer de celles de l'aménagement et du développement de notre cité. Nous devons penser les choses simultanément ou prendre le risque d'échouer. C'est aussi d'une nouvelle économie, dont Cayeux a besoin. Il faut penser aux emplois de demain. Dans cette perspective le front de mer cayolais (du Hâble d'Ault au Hourdel) et son sous-ensemble, le boulevard de la mer, sont des enjeux stratégiques pour Cayeux. Tous les présents en ont convenu. Il ne suffit pas de protéger Cayeux et ses hameaux. Le développement et l'aménagement urbain et paysager de Cayeux sont aussi des conditions de sa protection, et réciproquement.


La « demande de mer » est d'ores et déjà telle qu'on ne peut confiner les plages de Cayeux dans leurs limites actuelles. Qu'on le veuille ou non les populations qui viennent de plus en plus nombreuses sur notre littoral, investissent et investiront toujours plus le littoral. Il convient d'anticiper et d'agir. Il est impératif de réhabiliter au moins la plage de La Mollière. L'arrêté de biotope de juillet 2004, qui en interdit l'accès doit être revu. L'extension aujourd'hui acquise de l'exploitation des galets sur le littoral au Nord de Cayeux doit aussi être discutée avec les autorités compétentes et les industriels, pour la rendre compatible avec la nécessité d'un développement économique incluant de nouvelles zones touristiques maîtrisées. Des discussions ressort aussi l'idée selon laquelle l'extension de l'exploitation des galets fossiles et ses effets à terme sur l'intégrité, la qualité et la diversité du territoire doivent relever d'une réflexion approfondie et non du laisser-faire mercantile qui prévaut actuellement. La gestion de Cayeux souffre, aujourd'hui comme par le passé, de trop d'incohérences. Des débats, surgit l'exigence d'un immense besoin de maîtrise politique.


Plus largement encore, « protéger, développer, aménager » Cayeux comme espace public maritime, balnéaire et climatique « d'intérêt général inter-régional », devrait, au-delà des collectivités qui composent le pays de la Baie de Somme, premières impliquées, mobiliser toutes les régions qui aujourd'hui jouissent de nos territoire. Cayeux ne peut assumer seule la satisfaction du besoin de mer... Encore faudrait-il que cette exigence soit localement, départementalement, régionalement exprimée et que finalement, en écho à cette demande, l'Etat retrouve sa fonction d'« organisateur » mais aussi de « financeur ».


« Protéger, développer, aménager » le Sud de la baie de Somme, c'est aussi, puisque la question a été évoquée par le président du Conseil Général, penser les moyens techniques de la protection en intégrant le projet d'éventuelle « dépoldérisation » partielle du Hâble d'Ault... Peut-on dans ce cadre préserver l'extraordinaire biotope de cet espace, remettre en perspective l'hypothèse d'un port en eau profonde (là ou au Hourdel en prolongeant la réflexion sur le chasse-marée), répondre ainsi à de vrais besoins régionaux et locaux (un port de la Baie de Somme ?) et développer là aussi de nouvelles formes d'économie ?


Le temps presse ont rappelé certains, il faut effectivement agir et personne ne doit ni ne veut chercher à retarder l'action. Certes ! Mais l'action gagnerait à ne pas se priver de la réflexion et de l'écoute du plus grand nombre. C'est la conclusion que nous tirons de cette initiative publique. Les décideurs décideront, c'est leur tâche et leurs responsabilités d'élus. Cependant nous voulons leur dire : « dans l'ultime temps de la réflexion qui est devant vous, sachez mieux qu'avant entendre et écouter les « citoyens » et Cayeux-Citoyens s'emploiera à vous le rappeler.

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